
Pilier du groupe et guitariste virtuose, Damily nous offre un jeu riche et complexe qui révèle un talent hors du commun et une rare créativité dans l’art de construire un discours tissé de motifs hypnotiques qui se répètent, se répondent et s’interpénètrent. C’est par la finesse de ses compositions et l’énergie musicale déployée que Damily a élaboré, et imposé, son style si reconnaissable.Entraîné par une rythmique basse batterie débridée, véritable machine à danser, le groupe fait preuve d’une forte unité, où chacun exprime son individualité dans des dialogues croisés.
Ces cinq musiciens complices d’une vingtaine d’années dans l’art de faire la fête proposent sur scène leurs compositions : du tsapiky électrique endiablé aux chants villageois nostalgiques à l’instrumentation dépouillée, c’est toute la culture populaire des ghettos de Tuléar et de la campagne du sud ouest malgache.
Instrumentistes accomplis, ils ont su évoluer sans concession aux modes qui ont traversé les courants musicaux à Madagascar et garder un naturel qui rafraîchît. A l’heure où le marché des « musiques du monde » formate à son goût (sans en avoir l’air), il est vivifiant de voir certains musiciens faire le pari de l’honnêteté : Le groupe Damily semble arriver tout droit de Tuléar, à l’instant. Et c’est ce qui en fait toujours un moment fort.

Damily and his musicians have been giving concerts and performing at dances in the Tulear region for the past fifteen years, during which time they have developed a strong complicity and unity in their music, while also expressing their individuality.
From wildly electric Tsapiky to simple instrumental and nostalgic village songs.
This is the way to discover popular culture from the Tulear ghetto.
Virtuoso musicians, they have grown without paying heed to trends that have influenced Madgascar’s music, remaining refreshingly natural. A concert by Damily is always memorable, as it is always unique. It’s as if you are right there on stage with them, wildly dancing;